SOUIMANGA LODGE, UN BIJOU NICHE AU COEUR DU SINE SALOUM

Suite Souimanga, Souimanga Lodge
Quelque part au cœur de la spectaculaire région sénégalaise, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, du Siné Saloum, l’idyllique Souimanga Lodge

se dévoile entre lagune, terre, mangroves, bolongs, tan et jardins enchanteurs.









Plaçant, de facto, tout séjour en ses murs sous le sceau d’une authenticité assumée, d’une ode à l’immersion, d’une sérénité retrouvée , d’un bien-être salvateur, d’un dépaysement renouvelé, d’une célébration des savoir-faire locaux, d’un enchantement des papilles, d’une convivialité chérie, d’un retour à l’essentiel outre d’un hymne à une Nature si incroyablement préservée.
Dont l’omniprésence, sitôt le seuil du lodge franchi, se mesure partout où le regard se pose.
Depuis la luxuriance des jardins, comptant mille et uns palmiers, anacardiers et autres séculaires arbres et plantes endémiques, éminemment fleuris



aux perspectives, à couper le souffle, sur la lagune dont jouissent l’irrésistible piscine commune à débordement ,


les inattendus pontons privés que peuvent s’enorgueillir de posséder plusieurs de ses bungalows, la majestueuse terrasse du restaurant

ainsi que tous les salons extérieurs et paillottes sur pilotis , faisant figure de remarquables observatoires surplombant les eaux, investis de jour comme de nuit par les hôtes ;


En passant par les innombrables palétuviers, au milieu desquels la propriété a été bâtie, véritables labyrinthes où se frayent de singuliers sentiers palafittes menant au plus près du delta


et la multitude d’oiseaux qui, sanctuaire ornithologique du Sine Saloum oblige, prennent, et ce dès les premières lueurs du jour, d’assaut tous les espaces du Souimanga Lodge par leurs chorégraphies aériennes et fascinants chants.

C’est d’ailleurs à l’aune de cette présence que se comprend le choix, renvoyant au champ lexical des oiseaux et plus spécifiquement à celui d’espèces vivant notamment en Afrique subsaharienne, ayant guidé la propriétaire des lieux dans l’attribution du nom de la dizaine d’intimistes alcôves constituant l’établissement :
Coucal du Sénégal, Avocette, Martin-Pêcheur Pie, Bihoreau, Petit Calao
ou encore Souimanga (pour ne citer que celles-là).
Ce petit passereau, se rencontrant dans les zones tropicales africaines, après lequel le lodge a justement été baptisé.
Autant donc de lumineux écrins à l’architecture en bois , s’ouvrant sur un horizon dominé par une symphonie de vert et de bleu, où l’art du beau, du détail pensé avec intention, du silence et du retour à soi se conjuguent de la plus belle manière.

Convoquant tous les sens, chaque chambre, suite et jusqu’à l’exclusive villa (jouxtant le bâtiment principal) du Souimanga se singularise ainsi par une délicate signature olfactive spécialement conçue pour le Lodge ,
un élégant mobilier réalisé en bois, ou en d’autres matières naturelles, témoignant de la richesse de l’artisanat local,
l’emploi du tadelakt dans les salles de bain, un absolu confort et une quiétude que seuls les bruits propres à la Nature viennent par intermittence troubler.






Le genre d’enclaves confidentielles, faisant d’emblée taire l’effervescence du monde extérieur, où l’expérience hôtelière se trouve littéralement transfigurée, l’appréhension du Temps modifiée, la contemplation, l’immersion et l’éloge de la paresse érigées en indubitables art de vivre.
Au point d’être en tant qu’hôte, à raison, tenté, après avoir pris possession des lieux, de succomber à l’irrépressible envie de se lover, encore et encore, dans les draps soyeux ;
de s’émerveiller, installé sur son ponton privé,



sa terrasse ou ses transats, devant les féériques levers et couchers de soleil dont la région est le théâtre

et de se régaler des délicieux mets, pouvant être servis en chambre, imaginés par le chef officiant en cuisine.
Reste qu’aussi beaux que soient ces havres de paix, une telle attitude reviendrait pourtant à se priver d’autres inoubliables moments de félicité auxquels le Souimanga peut, en d’autres endroits, également se targuer de donner naissance.
Qu’il s’agisse des délassants soins et massages prodigués dans la cabine spa;


des apéritifs avec vues panoramiques sur la lagune et la mangrove, animés par des groupes musicaux de la région, se déroulant, en début de soirée, dans le plus grand salon, extérieur, flottant de l’hôtel

ou des divins repas à déguster au restaurant.

Entre petit déjeuner, déjeuner et diner, le chef y signe une carte relativement courte.
Mettant tout à la fois à l’honneur produits, frais, de saison ainsi que du terroir, cultivés pour partie dans le potager de l’hotel, à travers une exquise cuisine maison faisant rimer (quelques) classiques culinaires du Pays de la Teranga et gastronomie contemporaine aux accents d’Ailleurs.
Colorées, exhalant d’enivrants parfums, copieuses et vibrantes expressions d’une maitrise, sans pareil, des assaisonnements, saveurs et cuissons, les assiettes proposées affolent, dès la première bouchée, les papilles.
Indicible bonheur s’il en est .


Mais au-delà de tout cela, ce qui signe, par ailleurs, toute la singularité du Souimanga Lodge tient, à mon sens, à l’incontestable esprit de la Téranga enveloppant les lieux et se matérialisant dans les interactions survenant entre les hôtes et l’ensemble, peu importe le statut qui est le leur, du personnel.
Véritables incarnations de l’hospitalité sénégalaise, ces hommes et femmes, contribuant quotidiennement à l’âme si attachante de la maison, participent en effet, par leurs gentillesse, attentions en tout genre (autant envers les adultes que les enfants), conseils prodigués, sens du service, sourires et acuité des excursions proposées (avec une mention toute particulière pour celles ayant pour guide « tonton » Cheikh), à ce que ceux qui y font escale (pour un déjeuner, une nuit ou un plus long séjour) se sentent, ici, comme chez eux.
Avant-dernière escale de mon roadtrip estival sénégalais, l’envoûtant Souimanga Lodge a, il va s’en dire, dépassé toutes mes espérances.
En m’apportant, après des semaines de riches explorations menées à travers le pays, la quiétude et le ressourcement que, sans que je ne le réalise encore, mon corps et mon esprit appelaient de leurs plus grands vœux.
Alors, au cœur de ce refuge-écrin s’étant, au fil des heures, pour moi métamorphosé en un exceptionnel home away from home, j’ai donc pris le temps.
De me reposer. D’admirer. De ressentir.
De lire.
De découvrir (parce que oui, l’on ne se refait pas) , sans non plus surcharger mes journées de visites, les alentours.
D’avoir de belles conversations avec Nabou, Pape, Dounia ou encore Amir.
De dénicher des pépites dans la petite boutique, à la très belle curation, du lodge.
De ralentir pour tenter de vivre au rythme de la Nature.
De ne rien faire, aussi.
En m’offrant plusieurs tête-à-tête avec moi-même destinés à écouter mes murmures intérieurs, autant d’importantes vigies , tandis que mini-me, s’étant aussi bien attaché aux membres de l’équipe opérant dans le restaurant qu’à la beauté du lodge, et mon conjoint profitaient allègrement des joies de la piscine.
De ces trois jours passés au Souimanga Lodge, je garde donc le souvenir de moments hors du temps.
De ceux qui s’inscrivent de manière indélébile dans la mémoire,
De ceux que l’on convoque pour se remémorer de parenthèses, aussi insouciantes qu’heureuses, vécues en famille,
Et de ceux qui rappellent, de surcroît, combien le continent africain regorge d’édens en général et d’édens hôteliers en l’occurrence, pour beaucoup encore méconnus, à même de séduire les voyageurs les plus exigeants.
Car si le Paradis avait un visage, nul doute qu’il revêtirait, dans cette localité rurale sénégalaise de Fimela, assurément les traits du Souimanga Lodge.
Cette adresse d’exception, aux airs de bouts du monde, parvenue à redéfinir les codes d’un luxe rustique, non ostentatoire, pensé pour tout à la fois se vivre en toute simplicité mais également en totale symbiose avec les paysages naturels dans lequel elle se fond avec maestria.
Magique !

